SCOOT’N SCOOT/MOB&CYCLO

Après les interviews de Gaëtan de SCOOTERCREW et Eroan de SCOOTER SYSTEM, c’est une autre Figure du milieu du 2 roues  en France à savoir AURELIEN, alias MAC RIDER, rédacteur en chef du Mag SCOOT’N SCOOT/MOB&CYCLO, qui a bien voulu répondre à nos questions.
On y apprend un peu plus sur le Magazine (qui a bientôt 16 ans… Et oui!!!) mais également sur le « Personnage » qui nous concocte, chaque mois, son contenu.

Présentation :
D’origine, je m’appelle Aurélien mais sur la scène du 50, les gens me connaissent plus sous le pseudo de Mac Rider. Explication, à la base mon pseudo était Mac Lane, référence au lieutenant John Mac Lane (Bruce Willis) dans la trilogie Die Hard. Puis Mac Rider est né avec toutes ses variantes (Mac Gyver, Mac Umba, Mac Aroni, Mac Adamia, Mac Arena, Mac Élélé … et j’en passe). Date de sortie de l’usine ? 1979, j’ai donc 30 ans (déjà !) et j’habite en périphérie de la capitale depuis toujours.

Cela fait aujourd’hui 6 ans que je travaille chez Scoot’n Scoot mais aussi pour Mob&Cyclo Mag. Pour travailler dans ce milieu, pas d’études de journalisme mais un BTS Action commerciale. Mais étant passionné de 50 depuis l’âge de 13 ans (déjà 17 années !), j’ai toujours voulu travailler dans ce milieu du 50. J’ai d’abord voulu ouvrir mon magasin, raison pour laquelle j’ai fais mon BTS en alternance chez Stokey. Mon grand rêve, c’était de faire ce que personne ne faisait à l’époque. Un shop avec déco street, le projet du magasin sur podium avec “smoke machine“, coin détente avec videos de scoot, boissons etc … Je voulais réellement faire un lieu de rencontre pour tous les aficionados du 50. Puis l’idée est tombée aux oubliettes (trop d’investissement). Chez Stokey, au fil du temps, je suis entré en contact avec Scoot’n Scoot (je m’occupais de la pub Stokey à paraître dans SNS) et à force de persévérance sur de longs mois, j’ai décroché un entretien et ma place de rédacteur. Rôle qui est ensuite passé à rédacteur en chef adjoint pour être aujourd’hui rédacteur en chef.

Quels véhicules as-tu possédé ?
J’ai commencé avec la 102 de ma grand-mère à 13 ans, je l’ai un peu modifié jusqu’à mes 14 ans où j’ai pu commencer à rouler avec. Ensuite, mon oncle (merci Riton) m’a offert un 103 MVL que j’ai refait de A à Z (pot Ninja carte noire, barre coudée, carters Bidalot etc…). Puis le virus du scoot m’a pris et mon 1er scoot fût un Speedake que mes parents m’ont offert pour Noël après avoir revendu le 103 pour payer la moitié du scoot. La folie du tuning m’a ensuite envahi mais étant lycéen, je n’avais pas de budj’, mes parents me payaient l’assurance et l’essence, c’était déjà bien. Pour équiper mon scoot, j’ai donc choisi de faire des petits jobs après les cours (livraison de pizza, Mac Do, espaces verts etc …). Une longue série s’est ensuite enchaînée car je me lassais vite de mes scoots. Booster Spirit, Rocket, Runner, Next, Stunt, NRG, puis de nouveau Booster et je me suis calmé … Avant de remonter mon dernier projet en date, mon Stunt “drag“ que beaucoup d’entre vous connaissent déjà. Et je ne pense pas m’arrêter là …

Date de lancement du premier  Scoot’n Scoot ? Je ne sais pas quel âge tu avais à cette époque mais est-ce que tu peux nous dire les rubriques qu’il y avait dans ce premier numéro ?
Le premier numéro de Scoot’n Scoot est sorti en juin 1994, j’avais donc 14 ans à cette époque. Je roulais en 103 MVL et le plus fou, c’est que sans le savoir, le 1er comparo scooter de ce numéro fût shooté au Mac Do qui se situait à 5 minutes de chez moi, à Herblay dans le Val d’Oise. À cette époque, la richesse du mag était toute relative car le tuning 50 était encore “embryonnaire“ sur le scooter mais à son apogée avec les mobs. Les premiers numéros se sont rapidement agrémentés de belles prépas Boosters qui ont filé le virus à beaucoup de jeunes. Apparition de la Tyhoon Cup cette même année et dans la foulée le championnat de France Scooter, la folie de la prépa scoot était lancée ! N’ayant râté aucun numéro de Scoot’n depuis le tout début, je suis sans doute le lecteur le plus fidèle et en même temps, le rédacteur en chef. Jamais je ne l’aurais cru si on m’avait dit ça il y a plus de 15 ans !

Depuis, le magazine a connu des évolutions, parle nous un peu de ça ?
En effet, le mag a connu différentes évolutions, essentiellement graphiques. Sans être totalement remanié, le style du mag a évolué avec son temps et les rubriques se sont étoffées au fil des années. Il y a toujours eu les rubriques matos, courrier des lecteurs, la zone parking, les dessins, les essais et comparos, les tunings mais c’est surtout les articles sur les prépas qui ont évolué. De 1995 à 2002-2003, l’actualité compétition était surtout réservée aux championnats de vitesse, qui se sont malheureusement faits de plus en plus rares avec le temps. Puis c’est en 2004-2005 que nous nous sommes intéressés aux meetings de runs en Allemagne et en Hollande. Une discipline alors inexistante en France, dans un cadre légal en tout cas. Depuis 3 ans, ces meetings ont pris un grande ampleur dans l’hexagone et occupent une place importante dans le mag (compte-rendu, reportage sur des dragsters, “scooter-protos“ etc …).Mais c’est en Janvier dernier que la plus grosse évolution a eu lieu avec la fusion des deux magazines, Scoot’n Scoot et Mob & Cyclo mag. Désormais, mécaboîtes et scooters se retrouvent dans le même mag car au final, vous représentez une seule et même communauté. Cela va aussi nous permettre d’avoir plus de temps à consacrer au web afin de développer un nouveau site 100% 50 cm3 sur lequel nous travaillons actuellement avec mon frère Vincent.

Nombre de personne qui y travaillent aujourd’hui et les postes occupés ?
Aujourd’hui, l’équipe se compose de moi et Vincent pour la rédaction des articles. Étant rédacteur en chef, je prends les principales décisions mais c’est un vrai travail d’équipe, qui plus est en famille, que nous réalisons chaque jour. Nous avons également un graphiste, Sébastien, et nos deux photographes Karl et Diabolo. Deux “shooters“ fous qu’il n’est pas toujours évident de réserver car ils travaillent aussi sur d’autres magazines de la rédaction. Nous n’oublierons pas de citer Linda, notre chef de pub qui assure le relationnel avec nos partenaires, qu’ils soient constructeurs, accessoiristes ou sites de VPC.

Une journée de travail à la rédaction ca donne quoi ?
L’avantage de ce métier, c’est que nos journées sont assez variées. Parfois, nous sommes soudés au bureau toute la journée à écrire des textes et le lendemain, nous pouvons être dehors à faire des essais de véhicules. En parallèle, nous faisons nos sujets techniques et nous nous déplaçons sur les meetings les week-ends. Ponctuellement dans l’année, nous sommes aussi invités en présentation presse afin de découvrir des exclusivités présentées par les constructeurs.

Mais rentrons un peu plus dans les étapes de création du magazine. Pour chaque numéro, nous avons grossomodo 3 semaines de travail, la dernière semaine étant réservée à l’impression du mag puis son acheminement à travers la France, ça ne se fait pas en une matinée. Au début de ces 3 semaines, nous établissons ce que l’on appelle un chemin de fer. Pour faire simple, c’est un tableau excel dans lequel nous remplissons chaque case (qui correspond à une page) avec le sujet choisi. Cela nous permet d’avoir une vision globale du contenu du mag à venir. Le chemin de fer n’est pas figé car son contenu peut légèrement évoluer jusqu’au dernier jour en fonction d’un éventuel scoop de dernière minute par exemple. Pour chaque article, nous avons un doc word que l’on appelle un moule et qui nous permet ainsi de reprendre un schéma type. Le temps de rédaction varie selon la complexité du sujet, un tuning sur 2 pages ne prendra pas le même temps qu’un comparo entre deux scoots par exemple. Une fois que notre article est terminé, le graphiste s’occupe de la mise en page avec les photos et le texte. Puis nous voyons avec lui les éventuelles corrections avant d’envoyer au fur et à mesure les pages à l’imprimeur. Voilà en gros comment se déroule la préparation du mag que vous trouvez chaque mois en kiosque.

Les projets du magazine ?
Sur le magazine imprimé, pas de gros projet immédiat puisque nous venons de fusionner Scoot’n Scoot et Mob Mag. Une nouvelle version que nous devons faire évoluer encore un peu graphiquement et nous réfléchissons à de nouvelles rubriques. Mais le projet qui nous occupe le plus en parallèle du mag, c’est le lancement d’un nouveau site web (scooter-mécaboîte comme le mag) qui devrait être finalisé dans les mois à venir. On préfère ne pas s’avancer quant à une date de mise en ligne, le plus important, c’est que ce projet soit parfaitement abouti avant de voir le jour.

Le petit mot de la fin pour les lecteurs ?
Merci à tous ceux qui nous sont fidèles, et un p’tit bonjour à tous les particuliers et professionnels que l’on croise sur les évènements (meetings, salons …).

Une petite Interview …… “SI J’AVAIS“ …… pour finir :

Si j’avais un 2 roues 50 cm3 à acheter ce serait … le MBK Stunt car c’est avec celui-ci que j’ai le plus joué, j’adore les wheelings et stoppies, les jumps … Ce scoot m’a vraiment séduit par ses aptitudes et son look très réussi selon moi.

Si j’avais un CD à choisir, je choisirai … une bonne compile de Funk, y’a que ça de vrai, la bonne funk !

Si j’avais un film à revoir, je regarderai … Le dîner de cons, Jacques Villeret est grandiose dans ce film (R.I.P. Jacques).

Si j’avais un 125cm3 à acheter ça serait … un Skycruiser (ou X-Max en Yamaha) que je possède déjà et qui reste mon coup de coeur. D’autant que je l’ai équipé d’un saut de vent et une optique BCD ainsi qu’un pot Leovince SBK carbone. Tuning, quand tu nous tiens …

Si j’avais 3 billets gratuits je partirais … aux Etats-Unis pour voir les concentrations de Low Rider et autres vieilles caisses américaines customisées à l’extrême par les chicanos, j’en suis love ! Donc, 1er billet pour l’aller, 2ème pour le retour à Paris puis le dernier un aller simple pour l’île du plaisir qu’on voit dans les 12 travaux d’Astérix … mais existe t’elle vraiment, j’ai des doutes …

Si j’avais une chose à ne pas refaire, je ne referai pas … de skate sur une rampe sans avoir acquis assez d’expérience, ça fait mal quand tu chutes !

Si j’avais un mot à dire pour finir ça serait…Ne rêve pas ta vie, vie tes rêves.

Merci à toi Aurélien. C’est un vrai plaisir de découvrir et d’essayer de faire connaitre un peu plus ceux qui relatent, au quotidien, notre milieu.

Pour terminer, un petit florilège de photos, avec, dans l’ordre:
Le premier numéro de Scoot’n Scoot (en Francs!!!)/La tente officielle Scoot’n Scoot pour les meetings/Scooty, la mascotte du Mag (qui est d’ailleurs le chat d’Aurélien )/Diabolo, le photographe/Seb le graphiste /2 photos de Mac Rider/ Karl, le second photographe et enfin pour finir Vincent, rédacteur, qui n’est autre que le bras droit mais également le frère d’Aurélien (pour ceux qui ne le savaient pas).
Et voilà l’équipe est au complet!

3 Responses Subscribe to comments


  1. Fredrick

    hosaka@arlenes.mesh » rel= »nofollow »>.…

    благодарен!…

    août 22, 2014 @ 15 h 47 min


  2. ted

    fungus@verges.stops » rel= »nofollow »>.…

    tnx….

    août 23, 2014 @ 11 h 01 min


  3. Ryan

    valentine@smallish.leon » rel= »nofollow »>.…

    сэнкс за инфу!!…

    août 23, 2014 @ 16 h 11 min